Deux cousins en vélos sur la route de la Soie - Départ le 12 Juillet 2008
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Olivier et Jean-Marc à vélo pour 13000 Km entre Lyon et Shanghaï

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      De Erzurum a la frontiere Iranienne
      Publié dans Pays: Turquie

       Après une pause à Erzurum, nous nous dirigeons vers la frontière Iranienne de Dogurbayazit.

       

      L'Est de la Turquie est fortement militarisé. Cela se traduit par de nombreux check-points et des casernes un peu partout.  Le camping sauvage devient difficile, il faut faire attention de ne pas camper à portée de jumelles et de mitrailleuses.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Pour occuper les jeunes recrues, des drapeaux turcs et des inscriptions géantes sont écrits avec des pierres sur les flancs des montagnes...!

       

       

       

       

       

       

       

        

      Les paysages sont de plus en plus désertiques. La route 2x2 voies nous offre de longues lignes droites désertes, qui nous permettent de nous évader un peu. 

       

       

       

       

       

       

       

       

      A l'Est d'Erzurum le niveau de vie descend visiblement. Les éleveurs de chèvres et de vaches érigent des tas de fumier en forme de pyramide, avec lesquels ils se chaufferont l'hiver. 

       

       

       

       

       

       

       

      Nous passons à proximité du Mont Ararat qui culmine à plus de 5000 mètres. Comble de malchance le temps a changé! Il est à gauche sur la photo, caché dans la brume! Nous sommes un peu dégoutés car c'etait le point d'intérêt de la région... Ce temps brumeux et orageux va nous suivre encore quelques jours en Iran.

       

       

       

       

       

       

       



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      Publié à 10:57, le vendredi 12 septembre 2008 dans Pays: Turquie, Tabriz
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      Le Turquie D'Ouest en Est
      Publié dans Pays: Turquie

      Nous avons mis une dizaine de jours pour rallier Istanbul à Erzurum, située à l'Est de la Turquie. Nous ne sommes maintenant plus qu'à 3 jours de la frontière Iranienne.


         

      Nous quittons Istanbul sous la grisaille. Les difficultées commencent par la traversée du Bosphore par l'un des deux ponts qui relient L'Europe et L'Asie. Normalement c'est une autoroute avec péage, mais nous sommes passés à côté des barrières en déclenchant leur alarme.

       

       


       

       

      Urbanisation galopante au nord d'Istanbul, des banlieues pour riches et pauvres en constructıon. 

       

       

       

       

       

       

      Nous gagnons la côte de la mer Noire. Pendant 3 jours nous subissons un vent de face puissant qui nous ralentit, nous fatigue et nous décourage.

       

       

       

       


       

      De plus le relief est très cassant : les côtes et les descentes à 10% s'enchainent. Nous n'en voyons pas la fin.

       

       

       

       

       


      Et enfın la route indiquée par la carte est encore en projet, si bien que nous errons sur des pistes, demandant notre chemin tous les 500m. Alors nous décidons d'aller un peu plus à l'intérieur des terres, quitte à avoir un peu plus de circulation sur les routes nationales.

       

       


       

       

      La Turquie est un paradis pour les cyclotouristes : tout au long de la route nous trouvons des fruits, bienvenus pour les pauses : figues, pêches, pommes... De quoi contenter l'estomac distendu de Jean-Marc.

       

       

       


       

      Tous les 10km il y a des fontaines d'eau potables, parfois aménagées avec des tables et bancs.

       

       

       

       


       

      Tous les soirs nous trouvons assez facilement des endroits pour planter la tente.

       

       

       

       


       

      Même si nous sommes pour le moment plutôt gâtés par la météo, nous avons essuyé quand même quelques orages. Nous avons mis au point une technique imparable pour nous protéger de la pluie : nous nous réfugions sous une bâche tendue entre nos deux vélos.  

       

       

       


       

      Plus nous allons vers l'ouest et plus les contrôles routiers s'intensifient. C'est à chaque fois une montée d'adrénaline. Pour le moment, ça se passe plutôt bien. Après un contrôle en règle en haut d'un col avec blindé et mitrailleuse, un soldat nous offre des glaces. 

      Une autre fois, un policier nous dit sans rire que nous risquons une contavention en roulant sur la route, et qu'il faut enprunter le bas côté tout cahoteux, ce que nous faisons... jusqu'au virage suivant.

       

       


       

      Ici un soldat se prête à une séance photo après nous avoir montré fièrement son arme.

       

       

       


       


       

      Nous faisons des rencontres insolites. Par exemple cette cyclo slovène qui revient d'un tour d'Asie de 2 ans sur un vélo couché... et en solo! Pour le moment nous n'avions croisé que des hommes. Voici son blog : cliquez ici

      Nous avons également rencontré un pèlerin français qui se rendait à pieds à Jérusalem, sans carte ni visas!

       

       



       

      Lorsque nous demandons notre chemin ou faisons des courses, un petit attroupement se forme. Comme nos notions de turcs sont très limitées, nous expliquons avec les maıns notre itinéraire et notre aventure.

       

       

       

       


       

       Nous suivons des vallées orientées Est-Ouest sur plusieurs centaines de kilomètres. Se succèdent les cultures de noisettes, riz,

       

       

       

       

       


      ... et des oignons pour les kebabs.

       

       

       


       

       

       

      En allant plus à l'Est vers Erzurum, nous traversons des hauts plateaux (1600m) et il n'y a plus que du blé et du bétail.  

       

       


       

       

       

      Ces grandes steppes abrittent un grands nombre de rapaces. Les poteaux électriques font de bons perchoirs en l'absence d'arbres.

       

       

       

       


       

      Pour passer d'un plateau à l'autre nous franchissons des cols, dont le col de Kop à 2370m. A 2000m, la sortie du duvet au levé du jour à 5 degrés est rude. Nous gardons un peu de montée pour nous réchauffer au petit matin.

       

       

       


       

       

      Mais ces ascensions sont récompensées par ces paysages, dont la lumière et les couleurs sont purifiées par l'altitude.

       

       

       

       


       

      Le pays semble partout en chantier, en témoignent ces ensembles d'immeubles en constructıon dans quasiment toutes les villes rencontrées,

       

       

       


       

       

      ...ainsi que les multiples projets de barrages,

       

       

       

       


       

       

      ... et la constructıon de nouvelles routes. Tout cela fait penser à une politique de grands travaux. Nous y voyons la volonté d'intégration et de développement de l'Est.

       

       

       

       


       

      Beaucoup d'entre vous nous ont demandé de parler du "côté off" de notre périple. Concernant nos postérieurs, ils se sont adaptés à nos selles et aux cahots de la route. La première semaine fût difficile, et parfois encore aujourd'hui après une centaine de kilomètres. Le soir bien entendu nous sommes fatigués, mais finalement pas beacoup plus qu'après 8h passées derrière un écran d'ordinateur.

      Lorsque nous campons, nous suivons le rythme du soleil : levés à 5h, couchés à 20h, comme les poules. Nous essayons de rester discrets lorsque nous campons en pleine nature. 

      Les chiens nous causent pas mal de soucis. Les chiens errants, "les kangals", traînent autour des villages, des décharges, même en haut des cols. Mais ils ne sont pas dangereux par rapport aux chiens de ferme qui défendent leur propriété et les troupeaux. Notre "barre à chien" s'avère disuasive.

      La journée est rythmée par les pauses et les repas qu'on attend avec impatience. Nous avons beaucoup de temps pour penser sur nos bicyclettes (entre 4h et 8h par jour). Maıs nous ne pouvons vraiment nous évader que lorsque la route est droite et la circulation faible.

       

       

       


       

      Bien que nous soyons 24h/24 jamais loin l'un de l'autre, notre complicité est intacte, et même se renforce. Finalement nous sommes seuls lorsque nous sommes chacun sur nos vélos. Ils faut aussi souligner que nous n'avons pas encore eu de gros soucis ou de mauvaises conditions. 

      Pour vous faire un peu ressentir notre quotidien, une vue depuis nos montures lorsqu' on baisse la tête dans les montées.

       

       

       

      Dans 3 jours nous passons la frontière Iranienne. Nous appréhendons un peu le passage de la douane, et puis la vie dans ce nouveau pays, d'autant plus que nous arrivons en plein ramadan. Prochain rendez-vous à Tabriz.

       

       

       

       

       

       



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      Publié à 06:01, le samedi 6 septembre 2008 dans Pays: Turquie, Erzurum
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      Istanbul
      Publié dans Pays: Turquie

      Istanbul, avec ses 11 millions d'habitants, est la ville la plus importante que nous ayons traversée. Comme d'habitude, grosse galère pour traverser la banlieue et atteindre le centre ville. Difficulté supplémentaire : certaines rues ont des pentes monstrueuses!










      La ville a plusieurs visages, résultats de la superposition des différentes époques de son histoire. Aujourd'hui cette mégalopole cosmopolite grandit d'une manière galoppante, accueillant les immigrants aussi bien nationaux qu'internationaux.
      On y voit côte à côte des mosquées et des immeubles de verre.
      Il y a de nombreuses rues animées toute la nuit, des parcs, et des kebabs à tous les coins de rue.













      Au Grand Bazar on peut trouver de tout, et beaucoup de touristes.
      La quantité des produits est impressionante, mais la plupart des échoppes vendent les mêmes choses. Il y a énormément de gens et les vendeurs rabattent les clients. L'ambiance est chaleureuse, et beaucoup de boutiques valent le coup d'oeil.
      Par contre la nuit, les rues autour du bazar sont désertes et mal éclairées, le contraste avec le jour est saisissant.









      Nous avons rencontré un cyclotouriste chinois exceptionnel au pied des enceintes de Constantinople.. Il est parti de chez lui, près de Beijıng, il y a 11 ans et depuıs il a traversé plus de 95 pays et parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres! Une bonne leçon d'humilité, alors que nous avons fait seulement 3000 km...
      Pour les plus courageux, voici le lien vers son blog, mais tout est en chinois!
      Notre idole, Claude Marthaler, est détrônée...! Claude, si tu nous regardes...









      Un peu comme les Dupont & Dupond, nous avons acheté des vêtements pour faire couleur locale, car en short nous passons vraiment pour des touristes. Mais de toute façon dès que nous ouvrons la bouche nous sommes grillés et nous payons double tarif!

      On demande souvent à Jean-Marc s'il est Algérıen, et à Olivier s'il est Iranien. Dans les pays précédent c'était plutôt Italien ou portuguais... C'est peut-être l'effet de la barbe?











      Prochain rendez-vous dans quelques jours dans la ruralité de l'Est de la Turquie.

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      Publié à 02:54, le dimanche 24 août 2008 dans Pays: Turquie, Istanbul
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      L'ouest de la Turquie
      Publié dans Pays: Turquie

      L'Europe c'est terminé et c'est le débarquement des cyclotouristes en Turquie. Nous avons rejoint Izmir par ferry via l'île de Chios car il n'existe pas de ligne directe. Après 7h00 de traversée nous faisons nos premiers tours de roue en Asie (!).

      Le transport est toujours une occasion pour le voyageur de dormir. Chaque instant est apprécié.

       

       

       

       

      La première chose qui marque dans ce pays c'est la quantité de nourriture que l'on y trouve. La Turquie fait partie des quelques pays complètement autonomes sur le plan alimentaire et cela se constate dans les villes et les campagnes.

       

      En revanche pour l'énergie c'est autre chose. La Turquie est quasiment dépourvue de réserves. Les côtes sont garnies d'éoliennes et les cours d'eau de barrages. L'essence y est plus chère qu'en France, alors que le niveau de vie est globalement plus bas. Pour pallier à cela, le pays a mis en place un réseau très dense de bus et de mini-bus nommés domuş (domouch).

      A notre arrivée à Izmır en vélo, ces bus nous ont fait quelques frayeurs: mieux vaut ne pas s'y frotter dans la circulation! C'est seulement plus tard, dans le rôle du passager, que nous nous sommes aperçus de leur rapidité et de leur efficacité. Les chauffeurs sont de véritables pilotes: ils conduisent, téléphonent, rendent la monnaie...

      Vue extérieure et intérieure des domouchs. Ces petits mini-bus sont nos hantises sur la route, mais nos protecteurs après une journée de visite à pieds en plein soleil. Ils sont très confortables et bercent le passager pour le pousser à faire une sieste.

      Les turques sont très avenants : il n'est pas rare que de nombreux passants viennent nous aider quand nous regardons la carte.

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      Ici nous sommes montés à quatre à l'arrière de la voiture de deux fonctionnaires. Voilà le sens du vrai service public !

      Merci encore à Anil pour son hospitalité. A peine arrivés en Turquie il nous a accueilli dans sa famille et nous a fait goûter à de nombreux plats turcs.

      Il nous a aussi fait visiter des villes comme Efes qui sont des merveilles de l'époque antique.

       

       

       

       

       

       

       

      Ici on peut voir l'ancien theâtre et l'ancienne bibliothèque.

       

      Il nous a fait découvrir de nombreuses spécialités turcques que l'on dégustait dans la rue ou bien qu'il nous cuisinait.

      Dur dur la vie de cyclotouriste!

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Bref, ces 3 jours à Izmir et sa région nous ont rechargés sur tous les plans. Nous avons ensuite pris le bus pour Istanbul, afin de visiter cette magnifique ville et de poursuivre notre itinéraire le long de la Mer Noire en direction de la frontière Iranienne. Nacim, quant-à lui, a décidé de prendre un itinéraire plus adapté à son vélo qui fatiguait. Il prolonge son séjour dans la famille d'Anil et remonte la côte Ouest de la Turquie. Nous le retrouverons un peu plus tard à Téhéran.

       



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      Publié à 05:31, le vendredi 22 août 2008 dans Pays: Turquie, İzmir
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