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A la douane de sortie de la Macédoine, nous avons eu droit à notre première fouille. Une douanière désoeuvrée et un peu zelée nous demande le contenu de nos sacoches, puis fait l'inventaire de l'une d'entre elle choisie au hasard. Bingo elle tombe sur la sacoche qui contient le linge sale (!), les chaussures encore humides, la petite flasque d'alcool (consommée avec modération bien sûr), mais surtout l'album photo, qu'elle scrute avec curiosité et indiscrétion... Elle détaille une à une les photos avec un petit sourir, puis au bout d'un moment elle se lasse et nous laisse finalement passer avec une petite remarque humoristique, mais qui nous faıt grincer les dents...
Nous traversons de grandes plaines entourées de montagnes qui culminent à plus de 2000m. Des champs de blé immenses et vallonnés s'étendent sur des kilomètres, et donnent au décor une couleur jaune paille uniforme.
La seconde activité économique de la région de Ptolemaida est la productıon d'électricité. La lignite est extraite puis brûlée dans des centrales à charbon. Environ 75% de l'éléctricité grecque provient des centrales thermiques. La région en compte au moins 4 ou 5 qui répandent un brouillard jaune et de la poussière qui obscurcit le ciel et irrite la gorge. Nous avons dormi à proximité de l'une d'entre elle, 6 mois d'espérence de vie en moins!
Les gens sont souvent dehors assis tranquillement autour d'un verre, alors forcément notre passage est un peu l'attraction du jour (et ils nous payent un coup à boire!).
Certaines vallées plus au sud sont un peu moins arrides et l'on y cultive beaucoup le melon et la tomate. Les tomates sont entassées directement dans des camions, desquels s'écoule une quantité impressionante de jus qui rend la chaussée collante et lui donne une odeur de Ketchup!
A une centaine de kilomètres au Nord d'Athènes, près du Mont Parnassos, on fait pousser carrément du maïs (que l'on arrose à tour de bras), et même du coton.
Plus on descend vers le sud et plus le paysage devient méditerranéen, avec des oliviers, des ciprès et des cigalles.
A part quelques ruines, il n'y a pas grand chose à voir si ce n'est bien sûr les Météores, dont voici un panorama, for your eyes only.
La région autour d'Athènes porte les traces des incendies de l'année dernière. Malgré les dispositifs mis en place (rideau coupe feu, citerne), des pans entier de forêt sont partis en fumée.
La traversée de la Grèce est facilité par les nombreuses fontaines que l'on trouve au bord des routes, et qui étaient complètement absentes dans les pays précédents (mis à part la France, cocorico!). On trouve également beaucoup de figuiers sauvages qui permettent de reprendre des forces dans les montées. La région est relativement peu habitée, il est assez aisé de dormir en camping sauvage, même si les paysans font la chasse aux campeurs à cause des incendies. Ci-contre nous dormons dans une carrière au pied d'un Caterpilar...
Une calamité à signaler toutefois : les chiens sont partout. Des chiens de garde se renvoient l'écho toute la nuit, mais aussi les chiens errants qui surgissent de nulle part, même au pied de l'Acropole! Nous avons pour la première fois dégainé notre "barre a chien" (voir rubrique équipement), et elle a été suffisament disuasive pour que nous n'ayons pas à en faire usage.
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