Deux cousins en vélos sur la route de la Soie - Départ le 12 Juillet 2008
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Olivier et Jean-Marc à vélo pour 13000 Km entre Lyon et Shanghaï

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      Retour au bercail en transibérien
      Publié dans Transsiberien

       

      Le 7 février, nous avons bouclé la boucle en revenant à Lyon, après 7 mois loin des nôtres. Malgré un retour progressif, notre esprit est encore en voyage. En route, nous étions à la fois partout et nulle part chez nous. Pour un retour à la vie sédentaire, un petit temps de réadaptation nous sera nécessaire.

      Après notre départ de Beijing le 17 janvier, nous avons rejoint la France quasiment que par le train. Effacer 13000 km de vélo en quelques heures d'avion aurait été frustrant, et le retour en France certainement un peu violent.

      Nous avons rallier Moscou par le Transsibérien, soit 6 jours de train et 9000 km. Ensuite, nous avons gagné la France par des sauts de puces qui nous ont emmené à Kiev, Cracovie, Varsovie, Berlin, Munich et enfin Lyon.

       

      A Beijing, nous montons à bord du wagon N°14 du train K19, pour 6 jours de voyage. Nous avons emporté des provisions car le restaurant à bord n'est pas à la portée de nos bourses.

       

       

       

       

       

       

       

      Jusqu'à Manzhouli, la ville frontalière entre la Chine et la Russie, nous sommes accompagnés par des chinois qui rentrent dans leur famille pour le nouvel an chinois.

       

       

       

       

       

       

       

      Nous devons passer la frontière quelques heures après la fin de notre visa chinois. Alors nous avons provisionné 500 Yuans (50 euros) chacun pour une éventuelle amende. Finalement les autorités chinoises, aussi zélées soient elles, ne nous ont rien demandé.

      Sur la photos, JM fait un clin d'oeil avec ses Yuans épargnés.

       

       

       

       

       

       

      Au passage frontière, l'écartement des rails change. Les wagons sont soulevés et les bogies changées. L'opération prend plusieurs heures. Si on ajoute à cela la durée de contrôle des passagers et des bagages, le passage frontière prend presque une journée.

       

       

       

       

       

       

       

      Nous profitons de cette pause pour affronter le froid sibérien : -30°C. Autant dire que l'escapade est de courte durée! Avec un simple jean, on a l'impression que le froid nous mord les jambes. En à peine 10 minutes, nos pieds sont de nouveau congelés, ce qui réveille nos vieilles engelures.

       

       

       

       

       

       

       

      Nous poursuivons le voyage en compagnie d'une anglaise qui parle russe. Nous sommes les 3 seuls touristes à bord.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Nous voyageons en 3eme classe. Il y a quatre lits pliants par compartiment. La vie à bord est rythmée par les repas et les arrêts réguliers du train.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Un samovar est a disposition dans chaque voiture. Avec l'eau chaude, on peut préparer des boissons chaudes, faire cuire les pâtes... Par contre il n'y a pas de douche, alors on se débrouille avec le lavabo des toilettes.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Nous voici dans la voiture restaurant pour un café au bar.

      Le temps s'écoule finalement assez vite. Nous nous occupons en lisant, en regardant le paysage, en discutant avec les autres voyageurs, en faisant la sieste. Etant prisonniers de notre compartiment, nous n'avons rien à organiser, et nous profitons pleinement des journées, complètement décontractés.

       

       

       

       

       

       

      Vers la Mongolie, les steppes vallonnées s'étendent à perte de vue. Nous parvenons à observer quelques animaux (chevaux, renard), mais pas de tigre de Sibérie!

       

       

       

       

       

       

       

       

      A bout de deux journées de voyage, nous entrons dans la Taïga, que nous ne quitterons pas jusqu'à Moscou.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Le troisième jour nous longeons la rive sud du lac Baïkal. Il s'agit de la plus grande réserve d'eau douce du monde avec une profondeur de 1680 mètres. En hiver il est partiellement gelé. Il n'est pas rare que de grosses vagues se forment à sa surface.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Régulièrement le long du parcours, on peut apercevoir des petits villages en bois. La région est loin d'être inhabitée. Il y a également des villes importantes, comme Irtkust ou Novossibirk par exemple.

       

       

       

       

       

       

       

       

      A chaque arrêt, des gens avec qui nous avons lié amitié descendent du train. C'est à chaque fois un petit déchirement. Les russes avec lesquels nous avons voyagé ont été très généreux, et nous ont allègrement nourri. Nous avons d'ailleurs repris quelques kilos!

       

       

       

       

       

       

       

      Quoi qu'il advienne, nous gardons le cap plein ouest. Les kilomètres défilent, et nous traversons les grandes plaines de Sibérie puis l'Oural.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Plus on approche de Moscou, plus les villes se font nombreuses : Omsk, Kazan, Nijni-novgorod... Des villes dans le pur style soviétique, qui dans le froid et la grisaille sont, il faut bien l'avouer, plutôt déprimantes.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Comme toutes les bonnes choses ont une fin, aprés 6 jours de train, nous arrivons à Moscou.

       

       

       

       

       

       

       

       

      La température est étonnement douce pour la mi-janvier : autour de 0°C.

      Ci-contre la place rouge est interdite aux vélos.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Moscou nous laisse une impression étrange. La présence policière rend l'atmosphère pesante, surtout pour deux gringalets bien bruns comme nous. Les contrôles sont assez inquisitoires.

      La ville est chère, malgré la chute du rouble à cause de la crise. Les inégalités sont ici criantes. Les convois de Humeurs limousines, les 4X4, les grosses berlines à vitres teintées sont ici monnaie courante.

       

       

       

       

       

       

      La capitale de l'ex URSS est parsemée de buildings staliniens assez imposants, qui rappellent que la fin de l'union soviétique n'est pas si lointaine.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Et voici un McDonald Russe.

      Nous mettons un peu de temps avant de pouvoir déchiffrer l'écriture cyrillique. Sans parler un mot de russe, la visite de la ville n'est pas aisée. Peu de gens parlent anglais (même au guichet pour visiter le Kremlin), et par exemple tous les panneaux dans le métro sont en cyrillique. En comparaison, la visite de Beijing est un jeu d'enfant.

      Une visite de la galerie Tetriakov nous permet de nous rendre compte que les russes ne sont vraiment pas frileuses! Difficile dans ces conditions de rester concentres sur les toiles des artistes russes du XIXeme.

       

       

       

       

       

       

       

      Nous prenons le train de nuit pour aller à Kiev, capitale de l'Ukraine. Preuve de l'ouverture récente de ce pays, les ressortissants de l'Union Européenne n'ont pas besoin de visa. Cette ouverture reste toutefois relative, car tout est compliqué pour qui ne parle pas le russe. La police semble moins présente qu'en Russie, mais cela ne nous empêchera pas d'être contrôlés deux fois par des policiers en civil.

      Le centre ville est vraiment sympa, et la vie encore bon marché.

       

       

       

       

       

       

      Mais dès qu'on s'éloigne un peu du centre, ça fait moins envie!

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Nous prenons ensuite le train pour Cracovie, en Pologne. A l'arrivée nous découvrons une ville très jolie, dynamique et bien organisée. Dans une ville europénne touristique, tout devient plus facile.

       

       

       

       

       

       

       

      Du fait de sa proximité avec l'ancien camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, nous décidons d'y passer une journée.

      L'hiver et le froid accentue l'ambiance tragique du camp. L'accès du site est gratuit. Un guide nous relate sans aucune émotion ce qui s'est passé dans ces lieux.

       

       

       

       

       

       

       

      Avec les nombreux reportages et les films qui lui sont consacré, l'endroit nous semblent déjà familier. On reconnait immédiatement la porte et la voie férree de Birkenau. C'est ici même que débarquaient les trains.

       

       

       

       

       

       

       

       

      La visite en elle même ne nous apprend rien de nouveau sur ce camp. Mais c'est seulement en se rendant sur les lieux qu'on peut ressentir cette sensation étrange de se trouver à l'emplacement exact où des centaines de milliers de gens sont morts.

       

       

       

       

       

       

       

      Nous faisons ensuite une courte escale à Varsovie. Le centre ville a été complètement refait, on a l'impression d'un décor de cinéma.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Nous continuons notre retour en passant par Berlin. Nous y retrouvons un couple d'ami à Jean-Marc qui nous accueillent très chaleureusement. On peut de nouveau parler français, et revoir des têtes connues nous fait sentir que la fin du voyage approche.

       

       

       

       

       

       

       

      Une petite visite de la ville s'impose : ici les les restes du mur.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Et la fameuse porte de Brandebourg.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Notre dernière étape est Munich, en Bavière. Nous nous y rendons en covoiturage. C'est un moyen de transport qui se développe outre-Rhin, très conviviale et surtout moins cher que le train.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Nous rendons visite à Pef, lui aussi cyclotouriste. Forcément on boit de la bière pour fêter notre retour!

       

       

       

       

       

       

       

       

      Et enfin c'est l'arrivée a Lyon. Nous retrouvons nos familles!

      Le premier petit déjeuner pour JM : un cacao bien chaud, en se remémorant les petits déjeuner sous la tente lorsque nous avions bien froid... Quel plaisir de retrouver un bon lit douillet, et tout le confort qu'on avait oublié.




       

       

       

       

       




      C'est ainsi que ce termine notre aventure. Nous espérons vous avoir fait un peu voyager et rêver, et peut être donné l'envie de partir un jour à vélo.


      Quant à nous, nous allons prendre un repos bien mérité. Pour suivre nos amis encore sur les routes :

      Adeline et Olivier en tandem en Afrique http://www.tandafrika.com

      Ben et Sylvie en vélo couché pour un tour du monde http://frogsonbents.over-blog.com

      Pablo, Julien et Chandra en route pour l'Inde: www.desrouesetdesrouets.over-blog.com

      Le périple plus ancien d'un Lyonnais, Sebastien Joannin, qui nous a beaucoup inspiré : http://lyonpekin.free.fr

      Encore un voyageur en solo, qui n'a pas froid aux yeux : http://bastiendemange.com/siberia/

      Et si ce genre de voyage vous intéresse, vous pouvez lire "Le chant des roues" de Claude Marthaler. C'est ce livre qui nous a donné envie de nous lancer dans cette aventure.

      Si vous cherchez quelques conseils avant de partir, nous avons mis les rubriques "préparation" et "matériel" à jour.

       

      Enfin la chronique de France Info pour le retour :

       




       

       

       

      Jean-Marc et Olivier



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      Publié à 11:13, le dimanche 8 février 2009 dans Transsiberien, Lyon
      Mots clefs : lyon



      Transit a Beijing
      Publié dans Pays: Chine

      Les billets de trans-sibérien dans la poche et nos visas russes obtenus, nous profitons de nos quelques jours à Beijing pour faire le tour des principaux monuments.

      Preuve que nous sommes bien de l'autre cote de la terre, nous marchons sur la tête Mort de rire!!!

       

       

       

       

       

       

       

      Plus sérieusement, nous voici devant la cité interdite,

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      la place Tienanmen avec le mausolé de Mao,

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      le palais d'été et son lac gelé en hiver (en arrière plan la pagode Chez Francis Mort de rire. On vient de découvrir les émoticones, alors on en profite! ),

       

       

       

       

       

       

       

        

       

      la grande muraille,

       

       

       

       

       

       

       

       

      la toute récente Central China Television Tower ,

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      et enfin le nid d'oiseaux, stade des JO de 2008.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Beijing est plus froide que Shanghai et le ciel est plus souvent bleu. Les immeubles sont beaucoup plus bas et c'est une ville est plus etendue, pénible à parcourir à pieds. Mais il est difficile de s'y perdre car tout est bien indiqué depuis les JO. Hormis l'important traffic automobile, la présence policière et les entourloupes à touristes, Beijing est une ville moderne et agréable.

      Nous partons ce soir pour 6 jours de train à travers la Sibérie en direction de Moscou. Dans 15 jours nous sommes de retour!

       



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      Publié à 08:48, le samedi 17 janvier 2009 dans Pays: Chine, Pékin
      Mots clefs :



      On fait le bilan, calmement...
      Publié dans Bilan

      Notre périple terminé, il nous parait intéressant de nous remémorer notre vision d'avant le départ, et de prendre du recul par rapport à toutes les appréhensions et les préjugés que nous avions avant de nous lancer dans l'aventure. En partageant cette expérience, nous espérons donner envie ou rassurer ceux qui veulent entreprendre un tel voyage. Nous faisons ce premier bilan à chaud, car le temps va rapidement lisser nos impressions.

      Avant le départ, il y avait pour nous une multitude de sources d'inquiétude : les agressions lorsqu'on dort sous la tente, l'hostilité envers les occidentaux liée aux tensions internationales, les températures extrêmes, les passages aux frontières avec des douaniers verreux, l'approvisionnement en argent et le change, les maladies, les attaques de chiens...

      L'appréhension de dormir n'importe où sous une tente disparait rapidement une fois l'aventure commencée, et on apprend petit à petit à reconnaître les endroits tranquilles et à se faire discret. Dans les pays que nous avons traversés, le sentiment de propriété est souvent moins fort qu'en occident, et les gens étaient plus curieux qu'agressifs lorsqu'ils decouvraient notre campement, et souvent même nous invitaient pour boire le thé ou pour manger. Le vol et l'agression sont possibles mais leurs probabilités restent faibles, pas plus que dans les rues de nos grandes métropoles. Toutefois les gens ne se laissent pas berner par nos barbes et nos habits un peu sales, et réalisent bien que nos vélos ont de la valeur. Tout bien pesé, il y a quand même moins probable de tomber sur un dingue dans la campagne Iranienne que dans le métro parisien.

      Le chien est le meilleur ami de l'homme mais pas celui du cyclotouriste. En plus de nous courir après la journée, ils nous réveillent la nuit et nous font repérer. Notre barre à chien (voir la rubrique équipement) a été une arme dissuasive et rassurante (notamment pour dormir sous la tente), mais on ne s'en est jamais vraiment servi. Contre les chiens, la meilleure défense reste de jeter des pierres pour les éloigner, comme le font les gens dans ces pays. C'est en dormant sous la tente qu'on peut se rendre compte du stress ressenti par les bêtes sauvages vivant à proximité des hommes : aboiement des chiens, bruit des véhicules et des engins de toute sorte. Il y a des gens partout : meme dans des endroits loin de tout, il y a toujours quelqu'un qui arrive de nulle part.

      Concernant le climat, les tempètes du désert que nous imaginions n'ont jamais eu lieu, la neige ne nous a pas bloqué, et les points d'approvionnement en eau et en nourriture furent très réguliers, au plus espacés de 300 km. Seule la glace sur la route nous a ponctuellement vraiment gêné. Les routes que nous avons empruntées étaient toutes asphaltées, sauf en de rares endroits.

      La chaleur est facile à surmontée en transportant beaucoup d'eau, en se protégeant du soleil et en faisant une bonne pause aux heures chaudes. Lorsqu'on pédale, on ressent moins la chaleur car la vitesse crée une petite brise rafraichissante. Le froid par contre nous a causé plus de soucis. Nous n'avons jamais été en danger d'hypothermie même en dormant sous la tente à -10°C, mais passer plusieurs journées dans le froid, en se gelant les pieds et les mains, finit par user le moral.

      Le seul danger permanent et réel reste finalement le trafic automobile. Il est si proche de nous qu'on finit par l'oublier, mais quelques frayeures rappellent régulièrement à l'ordre. Dans beaucoup de regions, le trafic est bien moins important qu'en Europe, et les routes sont generalement plus larges.

      Tous les passages aux frontières se sont bien passés, et jamais nous n'avons eu besoin de glisser quelques billets dans la poche des douaniers. Nous avons même été surpris par le proffessionnalisme des agents dans tous les pays. Nos contacts avec la police et l'armée ont presque toujours debuté par une chaleureuse poignée de main.

      Les demarches administratives se complexifient lorsqu'on ne parle pas la langue. Nous conseillons d'en faire le plus possible chez soi, une chose banale peut vite devenir tres compliquée, comme imprimer un document, faire des photos d’identité, fournir un RIB ou une lettre d'invitation...

      Avant le départ, un tel périple nous paraissait une aventure unique et tres périlleuse. Finalement nous avons croisé de nombreux voyageurs dans notre genre, sur la route et dans les hôtels de backpakers. Aujourd'hui, un anonyme peut entreprendre la route de la soie avec un simple velo, rien a voir avec les aventuriers d'antant tel que Marco polo. Et ceci notamment grâce aux guides touristiques et à internet qui vulgarise l'information et permet de partager les expériences d'autres voyageurs.

      Dans le même genre, nous imaginions croiser des ruraux au milieu de nulle part qui n'ont jamais vus d'occidentaux. Erreur monumentale, la pupart ont un téléphone cellulaire, la TV par sattelite et parlent plusieurs langues. Nous nous sommes sentis petits devant un Ouighours qui savait écrire le chinois, l'arabe et l'anglais. Certains ont même travaillé en occident quelques temps, ou bien un membre de leur famille est expatrié. Ce voyage nous a démontré que nous ne connaissions que très peu de choses du reste du monde. Les médias ne nous donnent qu'une image parcellaire à partir de laquelle nous nous forgeons une idée erronnée. Le meilleur moyen de se rendre compte, c'est d'y aller soi-même. Nous avons toujours essayé de nous fondre dans le paysage, d'être des observateurs discrets, et de ne pas porter de jugement, de ne pas répondre aux provocations.

      L'arrivée de cyclotouristes dans un petit village reste toujours l'attraction du jour. L'attroupement qui se forme conduit souvent à une proposition pour manger ou dormir. L'accueil des habitants dans tous les pays que nous avons traversés nous a étonné. Cependant nous avons essayé de ne pas en abuser. Il est finalement assez facile et tentant de vivre aux frais des gens, et nous avons toujours évité de provoquer les invitations, sans pour autant refuser celles qui se présentaient spontanement. Parfois les sollicitations deviennent pesantes, et il est difficile de refuser sans blesser. Une fois chez les gens, il faut se plier aux coutumes et c'est parfois contraignant : boire de l'alccol et manger alors qu'on est malade, se coucher tard alors qu'une grosse étape se profile le lendemain. Autre exemple, tout le monde boit dans le meme verre et il est difficile de refuser qu'en vient son tour et que tout le monde regarde.

      Nous restons convaincus que le velo est un très bon moyen pour découvrir un pays. Par rapport aux autres moyens de transport, il permet de vraiment se rendre compte des distances, de s'adapter progressivement à chaque region, de garder une proximité avec les habitants, de vivre pleinement la géographie et le climat, de garder une autonomie de déplacement qui permet de sortir des sentiers battus. Nous avons traverser des regions magnifiques commme des endroits sordides, et vu le meilleur et le pire de chaque pays. Par rapport à la marche, il permet de couvrir de longues distances tout en transportant des bagages relativement lourds.

      A la vue de ce blog vous avez sans doute perçu notre fibre environnementale, bien que nous nous soyons efforcés de rester le plus objectif possible. Nous avons essayé de respecter nos convictions même si parfois cela était contraignant : ramasser nos déchets alors que le sol en était déjà jonché, faire nos courses dans les petites épiceries vendant des produits locaux meme si c'est plus cher et que les prix ne sont pas affichés, remplacer les bouteilles d'eau en plastique par un bidon et de manière générale éviter les produits emballés, préférer un mouchoir en tissu plutôt qu'en papier, éviter les transports motorisés alors qu'ils auraient pu nous éviter des moments difficiles comme au Turkmenistan...

      Concernant notre trame environnementale, nous avions l'intention de discuter avec les habitants des problèmes environnementaux qu'ils rencontrent au quotidien. C'était tout à notre honneur mais c'était très naif. D'une part, un tel sujet est trop éloigné de leur réalité. L'environnement n'est une préoccupation qu'à la portee des pays riches. Mais surtout nous avons sous-estimer la barrière de la langue. On peut toujours communiquer par gestes et avec quelques mots, mais les sujets abordés ne peuvent que rester très sommaires. En outre, l'anglais n'est quasiment parlé que dans les grandes villes.

      De manière générale, nous avons constaté un monde en transformation, ou plutôt le développement actuel à l'oeuvre : construction de routes à deux voies, grands barrages hydrauliques, urbanisation débridee, bétonnage des côtes et des vallées, forages pétroliers... Aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres, l'expansion des hommes continue et grignotte petit à petit les espaces sauvages, qui n'ont pas été aussi nombreux qu'on l'esperait. Nous avons quand même eu la chance d'observer quelques espèces sauvages. Il faut concéder que nous avons emprunté des grands axes et que dans ce genre de voyage, on ne s'éloigne jamais vraiment de la route.

      Pour un trajet qui prend seuleument 10 heures en avion, il nous a fallu 6 mois à temps plein, soit presque 800 heures de selle. Cette comparaison permet de mieux se rendre compte du potentiel que nous offre l'avion, mais aussi de mettre en evidence la dépense énergétique associée. Pour un trajet Paris-Shanghai aller-retour, on consomme l'équivalent du travail que peut fournir un homme pendant 1 an.

      La terre n'est finalement pas si grande car on peut la traverser en velo, et pas si petite car il faut quand même un bon moment et une bonne dose de persévérance...

      Le cyclotourisme est une des façons les plus passionantes, économiques et écologiques de voyager. Tout compte fait, partir pour un voyage en vélo n'est pas aussi dur qu'on peut l'imaginer. Chaque jour est une petite aventure, ponctuée d'événements et de rencontres, de joies et de tracas. Il y a bien sûr des difficultés, mais ce sont elles qui donnent de la saveur aux moments agréables. On retrouve le goût des plaisirs simples : une boisson fraiche, un bon repas, dormir au chaud, un sourire. Le plus dur reste de se lancer.

       

      Nous avons pris beaucoup de plaisir à écrire ce blog. C'est toujours avec une certaine impatience que nous attendions les commentaires postés, qui nous ont aider à le maintenir à jour, malgré les difficultés pour se connecter et transférer les photos. Nous esperons que vous avez apprecié nous suivre dans cette aventure. Ecrire régulièrement et formaliser nous a permis de prendre un peu de recul par rapport à ce que nous vivions, ce qui est difficile lorsqu'on est immergé dans un tel voyage.

       

      Le velo est terminé, mais cependant le voyage continue. A venir un dernier article sur notre retour en trans-sibérien.



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      Publié à 03:37, le jeudi 15 janvier 2009 dans Bilan, Pékin
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      Shanghai, un repos bien mérité.
      Publié dans Pays: Chine

      Notre arrivée le 24 décembre à Shanghai nous a permis de fêter Noël en famille. Après une bonne séance chez le barbier, nous nous reposons quelques jours et réexpédions nos vélos par la poste. Les jours suivants nous visitons la ville et ses environs, mais surtout une partie de notre journée se déroule à table! Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et après 2 semaines d'allégresse, il nous faut penser au retour et nos billets pour le trans-sibérien.

       

      Après notre arrivée sur la Place du Peuple à Shanghai, nous sommes immédiatement pris en main : nous allons directement chez le barbier pour un rasage et une bonne coupe de cheveux.

      Nous sommes royalement accueillis dans la famille de la compagne de Jean-Marc. Nous reprenons des forces grace au talent culinaire de nos hôtes et nous dormons 12h par nuit avec le contre-coup. Nous avions accumulé beaucoup de fatigue sur la fin du parcours.  

       

       

       

       

      En quelques jours nous retrouvons notre poids d'avant le départ, voire plus car nous continuons à manger autant qu'avant. La gastronomie chinoise est d'une variété exceptionnelle, impossible de tout goûter.

       

       

       

       

       

       

       

      En Chine les restaurants de qualité sont bon marché. Nous sommes désormais aguerris pour manger avec les baguettes. Ici une table circulaire classique avec en son centre un plateau tournant pour que tout les convives puissent goûter tous les plats.

       

       

       

       

       

       

      Petite séance de nettoyage des vélos avant un démontage quasi-complet pour la réexpedition vers la France par colis postal. Nous les laissions volontairement se salir pour qu'ils ne soient pas trop clinquants, mais sur la fin du voyage avec l'hiver, ça dépassait toutes nos espérances!

       

       

       

       

       

       

      Après quelques jours de repos, nous commençons la visite de la ville. Shanghai est une des villes au monde qui comporte le plus de grattes-ciel (deux fois plus qu'à New York).

      Ici le fleuve Yangpu et Pudong, le nouveau quartier d'affaire, vus depuis le Bund, lieu des anciennes concessions étrangères. On aperçoit à gauche l' oriental pearl tower avec ses sphères, et sur la droite la tour Jinmao (421 m) et le World Financial Center (492 m, qui ressemble à un décapsuleur géant).

      Un petit dirigeable équipé d'écrans lumineux géants voltige entre les immeubles pour faire de la publicité.

       

       

       

      Voici encore quelques tours de Pudong, qui ne cesse de s'agrandir.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Le grand classique pour avoir un bon aperçu de la ville, c'est de monter au sommet d'un gratte-ciel et d'observer le coucher du soleil, et la ville qui s'illumine. 

      Ici la tour Jinmao vu d'en bas, avant l'ascension.

       

       

       

       

       

       

       

        

       

       Au pied de l'ascensseur nous faisons une rencontre inattendue...(c'est Jacky Chan!)

      La montée des 88 étages se fait en environ 40s, avec quelques sensations au démarrage et à l'arrivée.(!)

       

       

       

       

       

       

       

      Et voici la vue depuis le sommet. Heureusement que ce n'est pas une terrasse, sinon on ne resterait pas bien longtemps. Vu d'en haut, la ville ressemble à une sorte de gros jeu de lego.

       

       

       

       

       

       

       

       Olivier sans sa barbe, avec l'Oriental pearl tower en arrière plan.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Et la tour Shanghai World Financial Center (le décapsuleur), 80 m plus haute, qui a été construite juste derrière. En regardant bien on aperçoit la nacelle des laveurs de carreaux, à plus de 400m au dessus du vide! Et que ça brille hein!

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Les rues commerçantes et animées de Shanghai. Certains centres commerciaux sont garnies de boutiques de luxe complètement désertes pour plusieurs raisons: d'une part c'est la morte saison, d'autre part quasiment personne ici ne peut acheter des produits à des tarifs exorbitants, mais surtout on trouve des articles de contrefaçons 20 fois moins cher dans la rue juste derrière!   

       

       

       

       

       

       

      Alors on fait comme tout le monde : on s'adonne aux joies du shopping. Ici JM retourne en enfance dans un magasin de jouets.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Pour le réveillon de la nouvelle année, nous sommes invités à un mariage chinois. C'est un privilège car seuls les proches sont en théorie invités.

      C'est une cérémonie bien différente que celle que nous avions vue en Ouzbékistan. Dans les grandes villes, les mariages sont à la mode occidentale. Loin des traditions ancestrales, la nouvelle Chine aime le luxe et le tape-à-l'oeil. Ces cérémonies coûtent de véritables fortunes, mais les jeunes mariés n'hésitent pas à investir toutes leurs économies car c'est un moment très important pour la famille. La mise en scène est parfaite : film avec l'histoire des mariés, photos professionnelles, demande de la main de la mariée au père, passage des alliances, découpage de la pièce montée, fontaine de champagne, etc. Tout y est!   

       

       

       

      La cérémonie a lieu dans un grand hôtel de la ville. Il y a une vingtaine de tables, soit 200 convives. Nous passons une soirée agréable en compagnie des amis du marié.

      Bonne Année 2009!

       

       

       

       

       

       

      Nous faisons également une escale à Hangzhou, ville moyenne au sud de Shanghai. C'est la ville de Chine clichée par excellence, connue pour son lac et ses montagnes...

       

       

       

       

       

       

       

      ses Bouddhas, ses sanctuaires et ses pagodes.

      C'est la morte saison, les lieux touristiques soint quasiment déserts.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Voici un petit extrait d'ancien chinois. Les caractères ont beaucoup évolué depuis.  

       

       

       

       

       

       

       

       

      Sans nos vélos, nous sommes redevenus des touristes comme les autres, nous revenons dans les sentiers battus. Nous sucitons moins l'interêt des gens, et leur regard est différent. Surtout nous redevenons la cible des entourloupes à touristes, que nous évitions jusqu'alors.

       

       

       

       

       

       

       

      De retour à Shanghai, nous visitons encore quelques musées. Ici une affiche du musée de la propagande, qui en compte près de 4000. Une bonne collection de soldats au regard déterminé qui écrasent des américains, et des ouvriers aux bras musclés devant des usines à plein régime. 

       

       

       

       

       

       

       

      Comme en Iran, nous avons d'abord découvert le pays en traversant sa campagne, avant de le connaître au travers des yeux des citadins, avec lesquels on peut aborder des sujets de société. Ce qui nous a le plus marqué encore une fois, c'est le fossé qui sépare les villes et les campagnes.

      Nous nous attendions à trouver une ville occidentale, grouillante, et bruyante. L'image qu'on avait en tête, c'etait les centaines de vélos arrêtés au feu rouge entre deux grattes-ciel qui cachent le soleil, ou encore un métro bondé dans lequel on pousse les gens pour fermer la porte... Nous avons découvert une ville aux multiples facettes, avec ses quartiers d'affaire, historique et populaire. Une ville qui a su conserver un art de vivre avec ses restaurants, ses salons de massages. Malgré l'apparition des McDonalds et des centres commerciaux gigantesques, Shanghai n'est pas une ville occidentale. Les hommes d'affaires en costumes redeviennent des chinois à part entière lorsqu'ils plongent la tête dans leur bol de nouilles pour les aspirer avec force bruit. 

      Mais il faut bien penser au retour. Nous commencions à bien nous plaire dans ce pays, que nous commencions à peine à comprendre.

      Acheter les billets de trans-sibérien à Shanghai est mission impossible. Alors nous irons à Beijing les acheter directement puis demander nos visas russes. Nous nous replongerons une dernière fois dans les tracas administratifs, mais c'est le prix à payer pour un retour progressif. Un aller Beijing-Moscou en train coûte 375 euros, l'équivalent d'un billet d'avion pour Beijing-Paris. Départ du trans-sibérien le 17 janvier, arrivée à Moscou une semaine plus tard.

      Le prochain article sera certainement le dernier, car nous serons de retour à Lyon! Alors rendez-vous dans environ 3 semaines!

       



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      Publié à 05:18, le dimanche 11 janvier 2009 dans Pays: Chine, Shanghai
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      De Xi'an à Shanghai, la dernière ligne droite.
      Publié dans Pays: Chine

      De Xi'an à Shanghai, nous avons parcouru 1500 km dans la grande plaine chinoise. A Heifei, capitale de la province du Anhui, nous avons réussi à faire prolonger une seconde fois nos visas, ce qui nous a permis d'aller jusqu'à Shanghai à bicyclette.


       

      Après Xi'an nous retrouvons des températures plus clémentes car nous sommes dans la plaine. Cependant nous sommes encore surpris par des montagnes qui ne paraissaient pas si hautes sur nos cartes. 

       

       

       


       

       

      Ces montagnes nous permettent de faire notre dernier camping sauvage, à la fin décembre!

       

       


       

       

       

      Nous retrouvons des paysages avec des forêts et des rivières auxquels nous n'étions plus habitués.

       

       

       

       

       

       


       

       

      Mais l'espace est très occupé, on ressent en traversant ces régions que les chinois sont nombreux. La pression démographique pousse les paysans à exploiter même les parcelles difficiles à flanc de montagne.

       

       


       

       

       

      On peut encore voir la Chine rurale et ses images traditionnelles auxquelles nous nous attendions.

       

       


       

       

       

      Ici on laboure encore avec un buffle,...

       

       

       


       

       

       

      et la une dame lave le linge avec un battoir dans un étang.

       

       


       

       

       

       

      Et voici une pagode.

       

       

       

       

       


       

       

       

      Mais le développement est en route. Traditions et modernité se côtoient, formant un mélange assez déroutant. Autour des grandes villes et des villes moyennes, les immeubles d'habitations poussent comme des champignons.

       

       


       

       

       

      Et les centrales au charbon également!

       

       

       

       


       

       

      Voici un hôtel dans lequel nous avons dormi. Le style tappe à l'oeil ne vieillit pas très bien comme beaucoup de produits made-in-China.

       

       

       

       


       

       

       

       

      La campagne du centre de la Chine nous a parue plus pauvre que l'Ouest. Peut-être que le gouvernement chouchoute les minorités au détriment des chinois Han. En témoignent des portions de route complètement déglinguées auxquelles on ne s'attendait pas si près des grandes villes.

       

       


       

       

       

      Le travail à la campagne est difficile. Héritage du communisme, les femmes font les mêmes travaux que les hommes. Ici une femme tire une charrette remplie de tiges de maïs. Nous l'avons aidée à franchir un talus car le chargement était trop lourd.

       

       

       

       


       

       Là des femmes font des travaux publics armées de pelles et de pioches.

       

       

       

       

       


       

      Ici, encore des femmes qui mettent des pierres dans une concasseuse pour faire du gravier. Ce n'est pas de la neige mais de la poussière qui recouvre les batiments!

       

       

       

       

       


      Par contre, il y a bien une chose qui n'a pas changé depuis le début de notre parcours en Chine, c'est la conduite "ça passe ou ça casse" des routiers. Ici ça casse, avec ce camion qui s'est fait écrêté par un pont.

       

       


       

       

       

       Et là aussi, un arrêt au stand un peu précipité, droit dans le mur...

       

       


       

       

       

       

      Le contact avec les chinois Han est assez particulier. Globalement les gens sont gentils, mais on a quelques fois des surprises. Parfois on nous fuit lorsqu'on demande un renseignement (notre barbe y est sûrement pour quelque chose), certains rigolent et on entend souvent "Lawai !" (étranger) sur notre passage. Encore plus que dans l'ouest, on dirait que les campagnards n'ont jamais vu de touristes.  

      Avec les jeunes citadins c'est plus simple car il est plus facile de communiquer.

       


       

       

      Pour un club de vélo local, nous sommes les stars d'un jour. Nous les rencontrons par hazard lors de leur sortie de vélo hebdomadaire. Ils nous accompagnent sur quelques kilomètres.

       

       

       

       


       

      Les kilomètres qui nous séparent encore de Shanghai fondent comme  peau de chagrin. Nous regardons les bornes défiler et commençons à intégrer la fin du voyage.

       

       

       


       

       

      Nous arrivons à Hefei, 500 km avant Shanghai. C'est dans cette ville moyenne que nous souhaitons faire prolonger nos visas, car dans les grandes villes comme Shanghai, les extensions sont plus dures à obtenir. On nous demande plusieurs justificatifs, alors nous devons faire le tour des administrations de la ville, mais sans parler un mot de chinois! Une grande partie de "dessiner c'est gagner" s'engage alors, mais le jeu en vaut la chandelle car nous obtenons le droit de rester un mois supplementaire sur le sol chinois!

       


       

       

      Les derniers pique-niques: celui-ci dans l'herbe, ce qui ne nous était plus arrivé depuis la Turquie.

       

       

       

       

       


       

      Parfois nous avons moins de chance. L'urbanisation devenant de plus en plus dense, nous mangeons là où nous pouvons dans des endroits pas toujours idiliques... Et puis la pluie vient nous rappeler que "c'est pas fini tant que c'est pas fini"!

       

       

       

       


       

      Nous approchons de Shanghai et découvrons ses périphériques aériens et ses noeuds d'échangeurs à plusieurs niveaux,

       

       

       

       

       


       

       et c'est avec une certaine joie mêlée d'impatience que nous voyons les grattes-ciels de Shanghai apparaître.

       

       

       


       

       

       

       Et enfin l'arrivée sur la Place du Peuple! C'est la photo finish !

       

       

       

       

       


       

      La photo du compteur a l'arrivee : 769 h sur la selle,

       

       

       


       

       

       

       pour 13696 km parcourus, ca donne 17.8 km/h de moyenne.

       

       

       


       

       

       

      A suivre, un article sur notre arrivée à Shanghai et le bilan du voyage. En attendant bonnes fêtes à tous!



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      Publié à 10:02, le dimanche 28 décembre 2008 dans Pays: Chine, Shanghai
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      On est arrivé !
      Publié dans Pays: Chine

       

      Nous sommes bien arrivés à Shanghai le 24 décembre, et avons été accueillis comme des rois dans la famille de Xueting, la compagne de Jean-Marc. Nous réalisons à peine que c'est la fin de notre périple.

      Nos compteurs affichent plus de 13000 km et 750h de selle! Nous sommes très contents que tout ce soit bien déroulé, et surtout d'avoir pu terminer notre périple sur les vélos, malgré nos soucis de visas.

      A ce propos nous espérons que le suspens n'etait pas trop insoutenable. Nous avons finalement obtenu notre seconde prolongation, mais ça n'a pas été facile! Nous pouvons rester en Chine jusqu'à la mi-janvier, le temps pour nous de reprendre des forces et de visiter Shanghai. Le retour est prévu en Transsibérien pour debut février.

      Nous souhaitons à tous un joyeux Noël, et nous vous promettons un article illustré sur notre arrivée très prochainement!

       



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      Publié à 01:31, le jeudi 25 décembre 2008 dans Pays: Chine, Shanghai
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      De Dunhuang à Xi'an, le corridor du Hexi.
      Publié dans Pays: Chine

      Nous sommes arrivés à Xi'an, ville historique et départ de la Route de la Soie. Nous avons parcouru la province du Gansu, qui forme le lien entre l'Est et l'Ouest de la Chine. La route emprunte le corridor du Hexi, qui est une étroite bande de terre habitée coincée entre le désert de Mongolie Intérieure et le Plateau du Tibet.

      Durant cette étape nous avons été surpris par la neige et le froid. Nous avons dû prendre le train entre Lanzhou et Xi'an (600 km), qui se trouve dans la plaine.   

      Une partie du corridor du Hexi est très ventée, et de nombreux champs d'éoliennes sont implantés; une bonne initiative du gouvernement chinois pour le développement des énergies renouvelables.

       

       

       

       

       

       

       

      En plus le vent nous est favorable (pour une fois !), et il nous permet de faire une journée record de 167 km (!) et de passer la barre symbolique des 3000 km restants à parcourir.

       

       

       

       

       

       

       

      Tout au long de notre route, nous constatons une Chine à deux vitesses : d'un côte des ruraux avec des triporteurs, des petites maisons en torchis... (ici un mouton encore vivant transporté sur le porte- bagage de la 125 cc),

       

       

       

       

       

       

       

      ...et de l'autre des villes en pleine expansion avec des grues partout, des immeubles de grande taille même dans les petites villes, et des magasins de luxe qui font leur apparition.

      Comme en Turquie on ressent un effort du gouvernement pour la construction de nouveaux logements et le développements des infrastructures.

       

       

       

       

       

       

      D'ailleurs nous profitons pleinement de ces nouvelles infrastructures. Nous avons souvent le choix entre l'autoroute ou l'ancienne route cabossée. Dès que possible nous prenons l'autoroute, car le faible trafic et la large bande d'arrêt d'urgence nous permettent de rouler côte à côte.

      Un matin il a neigé sur la province du Gansu. Seulement quelques centimètres, mais qui une fois tassés forment une belle couche de glace! Les températures fraîches du matin (environ -15 C !) la font perdurer plusieurs jours.

      En plus les gens ont gardé la mauvaise habitude de jeter les eaux usées sur la routes... et pour nous c'est des gamelles sur les plaques de verglas...

       

       

       

      Le froid intense fait geler dans notre barbe la vapeur d'eau de notre expiration et nous transforme en pères Noël avant l'heure.

       

       

       

       

       

       

       

      En plus d'éprouver les cyclistes, le froid met à mal les montures: les freins, le déraileur, les cables de vitesses et même nos bidons d'eau sont pris dans la glace. Impossible de changer de vitesse ou de boire un coup!

       

       

       

       

       

       

       

       

       La neige transforme aussi le paysage. Au fond les contreforts du plateau tibetain avec des sommets à plus de 5000 m.

       

       

       

       

       

       

       

       

      A notre grande surprise, nous avons encore de la montagne. Nous franchissons plusieurs cols à plus de 2000 m, dont un à 3000 m! La région est encore assez sauvage. 

       

       

       

       

       

       

       

      Nous rencontrons des villages peuplés des minorités Tibétaines et Hui (chinois musulmans).

       N'allez pas croire que nous dormons toujours dans des suites luxueuses! Ici une petite chambre glacée à 50 Yuan (environ 5 euros) où le matin nous devons vider le pot de chambre dans la cour de la ferme!

       

       

       

       

       

       

       Avant de regarder cette photo, rapprochez-vous du radiateur : fin de l'ascension du col à 3000 m avant le lever du jour avec pas loin de -20°C...

      Ces journées passées dans les montagnes vont nous décider à prendre le train pour quitter les régions montagneuses.

      Les engelures aux pieds et la glace sur la route viennent à bout des cyclotouristes, même les plus motivés...

       

       

       

       

       

      Nous arrivons à Lanzhou, capitale du Gansu, qui compte près de 3 millions d'habitants. Son emplacement  au fond d'une vallée et ses nombreuses usines en font une des villes les plus polluées du monde.

       

       

       

       

       

       

      Sur cette photo il fait beau et pourtant on ne voit pas le soleil, tellement les fumées d'usines obscurcissent le ciel! Il y a comme un brouillard permanent...

       

       

       

       

       

       

       

       

      A Lanzhou nous décidons de prendre le train pour Xi'an pour deux raisons : d'une part pour éviter une nouvelle région montagneuse froide et enneigée, d'autre part parce que la durée de nos visas est trop courte et ne nous permet pas de couvrir la distance jusqu'à Shanghai.

       

       

       

       

       

       

       

      Nous sommes bien arrives à Xi'an, même si le transport des vélos par le train a été une petite aventure. Après plusieurs mois en compagnie de nos vélos, nous sommes presque devenus fusionnels, et il est difficile pour nous de les confier à quelqu'un d'autre, ne serait-ce que pour quelques heures.

       

       

       

       

       

       

       

      Après la rigueur et l'austérité de Lanzhou, la douceur de l'air de Xi'an est bien agréable, et le cyber-café d'où nous postons ce message est bien confortable, visez un peu le fauteuil!

       

       

       

       

       

       

       

       

      Il nous reste 1500 km à parcourir, Shanghai est dans la ligne de mire... Si tout se passe comme prévu, l'arrivée à Shanghai sera le 24 décembre, pour Noël.

      Si notre seconde prolongation de visa nous est refusée, nous serons obligés d'abréger notre périple, de rejoindre Shanghai par le train et de faire une courte escale à Hongkong pour demander un nouveau visa.

      En attendant bonnes fêtes à tous, et rendez-vous dans 15 jours !

       



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      Publié à 12:35, le dimanche 7 décembre 2008 dans Pays: Chine, Xi'an
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      De Turfan à Dunhuang, le désert continue
      Publié dans Pays: Chine

      Après 2000 km en Chine, la traversée du Xinjang s'achève. Nous sommes dans la province du Gansu, dans la ville touristique de Dunhuang, qui recèle des grottes bouddhiques et d'énormes dunes de sable. Nous avons obtenu une prolongation de notre visa de 30 jours, ce qui nous laisse peu de temps pour rallier Shanghai. Nous serons certainement obligés de prendre le train pour arriver dans les délais.

      Nous sortons de la dépression de Turfan, à presque 100m au dessous du niveau de la mer, un peu dans la tourmente car nous avons essuyé une tentative de vol de vélo. Il nous a fallu sprinter pour rattraper la voleuse qui, selon elle, voulait simplement "essayer" nos bicyclettes. Heureusement pour elle, la barre anti-chien était sur le vélo!

       

       

       

       

       

       

      Nous suivons désormais la route 312 qui va jusqu'à Shanghai, et ses bornes kilométriques qui nous rappellent quotidiennement la distance qu'il nous reste à parcourir.

       

       

       

       

       

       

       

      La route est pleine de surprises. Ici un camion d'une longueur impressionnante qui transporte environ 28 camionnettes!

      On a pu observer des gens faire du feu sous une voiture pour chauffer le moteur, ou un chauffeur de poids lourd avec des lunettes d'aviateur à défaut d'avoir un pare-brise... Ils sont forts ces chinois!

       

       

       

       


       

       Ici un triporteur s'est renversé à cause d'un trop gros chargement de plantes de coton. Nous aidons son propriétaire à retourner le véhicule, qui a perdu plus que sa récolte dans cet accident.

       

       

       

       

       

       

       

       Il y a relativement peu de traffic sur la route, essentiellement des camions. A cause du relief, la route est dangereuse et les accidents fréquents. Encore un camion renversé, par chance il transportait des pommes qui nous ont nourris pendant plusieurs jours. L'expression "tomber du camion" prend ici tout son sens.

       

       

       

       

       Heureusement il n'y a pas que des camionneurs sur la route: on voit aussi des chameaux en semi-liberté, bien protégés du froid par leur épaisse fourrure,...

       

       

       

       

       

       

       

       

      et des gazelles (gazelle du Tibet?) qui sont assez difficiles à observer.

       

       

       

       

       

       

       

       

      La région est encore moins habitée que le Taklamakan. Alors nous devons faire des réserves en eau et en nourriture pour plusieurs jours. Les repas sont assez répétitifs: pain, saucisse, pâtes aux piments, riz, pommes, chocolat, biscuit Marie, thé... Mais on les attend toujours avec autant d'impatience.

       

       

       

       

       

       

       

      Le désert est à première vue plutôt monotone, mais en fait les paysages sont assez variés. Ici des montagnes errodées,...

       

       

       

       

       

       

       

       

      ..., là des canyons.

       

       

       

       

       

       

       

       

      La région est assez montagneuse, et nos efforts sont toujours recompensés par de somptueux horizons. Et la tranquilité du désert est bien agréable.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Pour camper, nous nous éloignons de la route en roulant au milieu du désert...

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      L'hiver est arrivé et il commence à faire vraiment froid. Nous mangeons sous le haut-vent de la tente et nous nous réfugions vite dans nos duvets pour des nuits de 12h.

      Nous nous protégeons tant bien que mal du froid. Dans l'effort nous avons chaud sauf aux pieds, qu'il est impossible de décongeler!

       

       

       

       

       

       

      Alors dès que c'est possible, nous dormons au chaud dans des hôtels ou des haltes de routiers. Ici, nous avons déniché une suite pour seulement 20 euro... Devant la difficulté, nous oublions un instant notre trame environnementale pour dormir dans une "bonne auberge".  

       

       

       

       

       

       

       

       Nous faisons une halte à Dunhuang. Nous en profitons pour faire prolonger notre visa, reprendre des forces, (l'estomac de Jean-Marc est toujours insatiable !),...

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      ... visiter les somptueuses grottes bouddhiques de Mogao,...

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      ...et admirer les énormes dunes de sable aux portes de la ville.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Encore une dizaine de jours et nous aurons quitté les déserts de l'Ouest. Nous espérons trouver dans la plaine après Xi'an un climat plus océanique et donc moins froid. Nos nouveaux visas en poche, il nous reste un mois pour rallier Shanghai. Nous profitons au maximum de cette fin d'aventure. Rendez-vous dans une dizaine de jours!

       



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      Publié à 12:52, le mardi 25 novembre 2008 dans Pays: Chine, Dunhuang
      Mots clefs : Mogao